Acer Swift 7

Le plus fin et le plus léger des ultraportables de 14 pouces est chez Acer, et c’est une merveille de design ! Ce luxueux boîtier en magnésium pèse moins de 900 grammes et tient près de 10 heures sur batterie…. mais ce n’est pas une bête de course.

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Description

A côté de lui, même le joli MacBook Air d’Apple paraît presque mastoc. Avec moins de 900 grammes sur la balance et moins de 10 millimètres d’épaisseur, le Swift 7 d’Acer est désormais, au moins pour quelques semaines, « l’ultraportable 14 pouces le plus fin et le plus léger du monde », comme le proclame fièrement le fabricant taïwanais.

Ce nouvel ultraportable de luxe, lancé officiellement en France le 12 juin dernier et pour l’instant essentiellement disponible à la Fnac, se veut le meilleur des compagnons de voyage, léger, très autonome et assez costaud pour toutes les tâches courantes.

Version améliorée du Swift 7 de l’an dernier, l’édition 2019 est encore plus aérienne –celui de 2018 pesait 1,17 kg-, plus compacte et un peu plus puissante grâce à un nouveau processeur Intel à très basse consommation énergétique ainsi qu’au doublement de la mémoire vive (512 Go au lieu de 256) tout comme de la capacité de stockage SSD (512 Go contre 256). Acer a aussi fortement réduit la taille des bordures autour de l’écran tactile, ce qui améliore sensiblement le look général de la machine.

Très joli, tout ça, mais le prix, lui, reste élitiste : près de 2000 euros le bijou, soit près du double de certains ultraportables récents comme le très séduisant Envy 13 de HP (1049 euros). Ce tarif élevé est-il justifié ? Le Swift 7 fait-il vraiment mieux que les ultraportables vedettes d’Apple, de Dell ou de HP ? Nous l’avons testé pour le savoir.

Une légèreté sans équivalent pour un boîtier de 14 pouces

Voilà un ordinateur portable qui ne risque pas de déformer votre sacoche ! A peine plus encombrant, à plat, qu’une feuille A4 (31,8 cm long, 19,1 cm de profondeur), le Swift 7 de 2019 affiche une minceur assez incroyable : 9,95 millimètres à l’avant, au point le plus fin, 11 mm à l‘arrière, en comptant les petits patins antidérapants. Chapeau bas pour les designers d’Acer, qui signent ici un chef d’œuvre de techno !

Mais le plus bluffant, c’est le poids de la machine… encore plus faible que les 890 grammes annoncés par Acer. Le boîtier, hors alimentation électrique, ne pèse que 836 grammes d’après notre balance ! En comparaison, les plus fins des ultrabooks testés ces derniers mois font presque figure de poids lourds : 1,23 kg pour le Dell XPS 13 et le MacBook Air d’Apple, 1,43 kg pour le VivoBook S14 d’Asus… En fait, l’une des rares machines à s’approcher du poids plume du Swift 7 est une autre machine d’Acer, le Swift 5 (au format 15 pouces) qui pèse seulement 988 grammes.

Conçu dans un alliage de magnésium, le boîtier est parfaitement ajusté, mais un peu moins rigide sous les doigts que les coques en aluminium de concurrents comme le MacBook Air d’Apple. La partie supérieure du boîtier, le clavier ou le repose-paumes s’affaissent légèrement lorsqu’on appuie un peu fort. Le Swift 7 doit être traité avec douceur ! Acer fournit d’ailleurs une housse en simili-cuir pour le protéger pendant les transports.

Une connectique minimaliste, secondée par un adaptateur USB-C

Comme tout bon ultraportable récent, le Swift 7 est d’abord conçu pour travailler sans fil, tant pour les communications que pour la gestion des périphériques (imprimante, souris, smartphone…). Il intègre pour cela un très bon module « Gigabit Wifi » (Intel Wireless AC-9260) qui gère aussi le Bluetooth 5. Mais le jeu de prises, lui, est extrêmement réduit : 2 prises USB-C (USB 3.1 Gen 2) sur le flanc droit, un jack casque-micro sur le côté gauche, et c’est tout !

Il est vrai que sur un boîtier aussi mince, il était tout simplement impossible de loger des prises USB d’ancienne génération (de type A) ou un connecteur Ethernet. Heureusement, Acer fournit sa machine avec un adaptateur USB-C (photo ci-dessous) qui offre 3 prises supplémentaires à la machine : USB type A, HDMI et USB-C.

Un très bel écran tactile aux bordures extrafines

Pour l’affichage, Acer retient le même type d’écran que pour l’édition 2018, une dalle IPS tactile en Full-HD (1920 x 1080 pixels), renforcée par une couche de verre Gorilla Glass 6. Globalement, l’image produite est très agréable, homogène et bien contrastée (1550 :1, d’après nos mesures). En extérieur, on regrette toute de même la faiblesse de la luminosité -285 cd/m² au maximum- et la brillance de la couche Gorilla Glass, propice aux reflets.

Au format 16:9, les 14 pouces de l’écran offrent un confort d’affichage appréciable par rapport aux « petites » dalles 13,3 pouces des ultraportables concurrents. Pour optimiser la surface d’affichage utile, Acer a considérablement réduit l’épaisseur de la bordure autour de la matrice active, qui ne dépasse pas 4 millimètres.
Une caméra bizarrement placée

Avec une bordure aussi fine, pas moyen d’intégrer une webcam au-dessus de l’écran. Acer choisit de la déporter en contrebas, dans le coin supérieur gauche du clavier. La caméra, placée dans un petit logement amovible, apparaît ou disparaît lorsqu’on appuie sur un petit bouton : c’est parfait pour couper complètement la caméra afin de ne pas être dérangé (ou piraté) ! En revanche, la position inhabituelle du capteur optique n’est pas idéale pour se filmer, la caméra ayant tendance à se focaliser sur le cou ou le nez plutôt que sur le visage. Dommage, car la qualité d’image elle-même, en 1280 x 720 pixels, se révèle très satisfaisante.

A savoir aussi, la webcam du nouveau Swift 7 n’est pas compatible avec le système de reconnaissance faciale Windows Hello de Microsoft. Pour éviter d’avoir à saisir son mot de passe trop souvent, il faut activer le lecteur d’empreintes digitales, juste à gauche de la touche « Echap », lecteur qui fait aussi office de bouton de mise en route pour la machine.

Un clavier un peu mou, mais tout de même agréable

Nous le disions plus haut, la coque et le clavier du Swift 7 manquent de rigidité. Dans le cas d’une saisie un peu nerveuse, le jeu de touches ploie légèrement sous la pression. Il faut aussi s’habituer à la course ultra-courte des touches (0,8 millimètre). La frappe se révèle cependant assez agréable, précise et silencieuse. On aime aussi la grande taille de la touche Entrée, presque aussi large que sur un clavier de PC de bureau.

Le système de pointage, de son côté, adopte un format panoramique, très étiré. Contrairement au touchpad de l’édition 2018, celui du nouveau Swift 7 intègre de « vrais » boutons de clic droit et gauche, et pas seulement une zone tactile. La surface en verre assure un très bon confort de glisse. Pas mal !

Des performances faiblardes pour une machine à près de 2000 euros

Pour amincir au maximum sa machine et lui offrir un maximum d’autonomie, Acer a dû faire quelques concessions sur le moteur, en optant pour un processeur très sobre en énergie… mais vraiment modeste côté performances. Il s’agit du tout nouveau Core i7-8500Y d’Intel, un modèle à deux cœurs –et quatre threads- qui n’absorbe que 5 watts à plein régime. A titre de comparaison, le Core i7-8565U, que l’on retrouve notamment sur le dernier XPS 13 de Dell, consomme trois fois plus: 15 watts à plein régime.

Côté fréquences, le Core i7-8500Y tourne à « seulement » 1,5 GHz en vitesse de croisière et plafonne à 3,9 Ghz en mode « Turbo », sur un seul cœur (contre 1,8 GHz et 4,6 GHz, respectivement, pour le Core i7-8565U). Grâce à la très faible consommation de son processeur, et donc à son faible échauffement, la puce d’Intel peut se contenter d’un système de refroidissement passif, basé sur un petit radiateur métallique. Il n’y a donc pas de ventilateur sous la coque de l’Acer, ce qui permet d’affiner le boîtier à l’extrême…et rend la machine parfaitement silencieuse.

C’est bien, mais les performances, elles, se révèlent plutôt décevantes pour une machine aussi chère. Ce portable affiche un score assez bas à l’un de nos benchmarks de référence, PCMARK 10, qui mesure les performances bureautiques et multimédia des ordinateurs sous Windows. Sur le Swift 7, le processeur Intel est pourtant bien entouré, avec 16 Go de mémoire vive DDR3 –soudés à la carte mère- et un excellent module de stockage SSD de 512 Go signé SK Hynix (jusqu’à 1600 Mo/s en lecture, 860 Mo/s en écriture).
Acer Swift 7 indice PCMARK 10

Concrètement, le Swift 7 convient très bien pour les tâches courantes (navigation sur Internet, messagerie, affichage de photos et de vidéos…) mais ce n’est clairement pas la machine idéale pour se lancer dans le montage vidéo, ni même pour la retouche photo intensive sous Photoshop. Pas de gros jeu en vue non plus, évidemment : le circuit vidéo intégré au processeur (Intel HD 615) est encore plus faible en 3D que le HD 620 des Core i5 et i7 de la série U.
Jusqu’à 10 heures d’autonomie polyvalente

Le bon côté de ce petit moteur, c’est qu’il tire très peu sur la batterie de la machine, d’une modeste capacité : seulement 2770 mAh. Du coup, le Swift 7 peut largement tenir loin d’une prise de courant pendant une grosse journée. Il a ainsi tenu près de 10 heures à notre test d’autonomie « polyvalente », qui simule une activité bureautique et multimédia modérée.

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